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 Guy | Hit The Road Jack ஜ

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Guy Baker.

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Puf : Chunsa.
Célibataire ? : Yep.
Espèce ? : Garou. Et Alpha.

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MessageSujet: Guy | Hit The Road Jack ஜ   Mar 28 Juin - 16:02

PERSONNAGE :



    Nom, prénom : Guy. Les papiers officiels désignent son nom de famille comme étant Baker.

    Age : 35 ans, bande de gosses Razz.

    Sexe : Monsieur, mister, signore.

    Parents et origine : Môman s'appelait Rosa, elle était d'origine française & espagnole. Son père a des origines scandinaves.

    Histoire :

Les vieilles légendes ne sont guère oubliées avec le temps, quoi qu’on en pense. Des bribes en persistent, que se soit pour effrayer les enfants lors des Réunions Familiales ou pour inciter au courage les froussards qui peuplent de tout les temps la Terre. Le monde est lâche, mais d’une lâcheté assez hardie, et folle. Donnez à un homme à un couteau : il se trouvera toujours un inconscient pour se placer sous sa pointe et s’y enfoncer.

Il fut un temps où le courage – le « vrai » courage, celui qui poussait l’homme à quitter sa femme et à laisser ses enfants, celui qui le menait au combat sans crainte, le courage romantique de l’Antiquité et du Moyen-Âge – était prôné, d’une façon qui frisait elle aussi, en soi, la démence. Certains récits parlent de guerriers surpuissants, animés de la hargne du combat, du sang, sans cœur. Sans cœur humain.

L’idée d’humains plus animaux que d’autres à toujours flotté dans les esprits humains. A quoi cela sert il ? L’homme, est, par nature, le plus féroce des prédateurs, le plus dangereux, le plus instable. Pourtant, ce thème, si récurent et répété, ne contiendrait il pas une part de vérité ? Ces guerriers sanguinaires, et pourtant si loués, n’ont ils pas exister ? Fonde t’on le mythe seulement sur l’imaginaire ?

A une époque reculée, et encore incertaine, une légende naquit. Elle racontait l’histoire de combattants animés d’une fureur incontrôlable et d’une force brute. Dévoués au dieu Odin, ils étaient ses « prêtres guerriers ». Mais le mythe ne s’arrêterait pas sur cette simple constatation. Non, les héros de l’histoire possédaient une particularité qui les sortaient du commun des guerriers.

Ils étaient des esprits animaux. Bersekers, Svinfylkingars, Ulfarks. Esprits ours, esprits sangliers, esprits loups. Les tueurs d’Odin étaient réunis en confréries où chaque aspirant devait passer une initiation en soi assez barbare, mais que l’on comprendra. Le novice devait tuer rituellement l’image de l’animal désigné, selon son esprit animal associé, et boire le sang afin que le « pouvoir » de la bête se répande en lui, enflamme son propre sang, l’ébouillante. Il devenait alors Bersekers et obtenait en plus de la fureur de l’animal le don de Hammramr , le don de métamorphose qui lui permettait d’apparaître sous sa forme animale. Lors de leurs crises de fureur, les berserkers laissaient s'effacer leur esprit humain pour laisser l'esprit animal prendre le contrôle.

La Saga des Ynglingars mentionne que : Ses hommes (Ceux d'Odin) allaient sans cotte de mailles, enragés comme des chiens ou des loups, mordant leurs boucliers, forts comme des ours ou des taureaux. Ils tuaient les gens, mais eux, ni fer ni feu ne les navraient. C'est ce que l'on appelle la fureur des berserkers.
Tous les jeunes guerriers devaient passer un rituel important auprès de leur sorcier : le rituel de l'éveil. Ce rituel était la signification même de leur colère sacrée ; soit ils survivaient ; soit ils mouraient à ce rituel. S'ils survivaient au rituel, il devaient porter une sorte de tatouage en forme de tête de loup.
Mais il ne s’agit que de vieilles légendes. N’est ce pas ?

Le Nord du Pays est connu pour ses vastes forêts noires et sombres. C’est donc dans le nord que naquit Guy, dans un grand hôpital bruyant, dans l’une de ces chambres inconfortables, juste à côté d’une autre chambre, remplie d’une autre mère enceinte qui s’égosillait comme la sienne.

Certaines femmes se plaisent à se dire fortes. La mère de l’enfant qui naissait était l’une d’entre elle. Rosa avait été élevée à la dure, et alors que ce fils perçait entre ses jambes, son visage était contracté, ses joues marbré de honte dès lors qu’elle laissait échapper un cri. Sorte de biche effarée dans cet endroit trop immense pour elle, la jeune femme semblait prête à s’enfuir grâce à ses longues jambes gracieuses dès lors que cet encombrant colis serait éjecté.

Au moment de la délivrance l’enfant poussa un retentissant vagissement, rouge comme une tomate, ses cheveux collés à sa tête encore molle, ses yeux brillant, comme remplis d’encre. Jetant un regard d’intelligence à l’attroupement qui se pressait autour de lui en braillant des compliments, le bébé resta ensuite parfaitement silencieux, se contentant de s’accrocher à la poitrine de sa génitrice comme s’il s’agissait là d’un point d’ancrage essentiel dans sa nouvelle existence. Les yeux verdâtres de sa mère ne quittaient pas sa progéniture, avec une sorte de dévorante férocité, d’instinct protecteur primaire, animal, instinctif, et qui faisait ressortir l’impression bestiale qui émanait de son corps fort et résistant à la maternité.

Guy n’avait jamais été éloigné de sa vraie nature. Déjà nourrisson, il lui était arrivé de téter à la mamelle d’une louve, familière cependant à sa version humaine. Tel un étrange Remus privé de son Romulus, il n’avait reculé devant aucunes familiarités devant l’enveloppe lupine de sa mère.

Ils habitaient dans une maison, parfaitement isolée de la ville. Entourée de quelques autres baraques isolées, ils formaient une meute compacte, dotée d’un mode de vie qui sortait de la rectiligne conduite citadine. Ces mœurs relâchés, déjà remarqués par le diocèse de la région, n’avaient cependant jamais été l’objet de poursuites judiciaires. A vrai dire, derrière leurs petites bureaux, ils avaient peur d’eux.

De son père, Guy ne savait pas grand chose. Il pouvait autant s’agir du grand Erwin que de cet homme dont lui parlait parfois sa mère, cette ombre qu’il voyait rôder le soir autour de la maison, sombre et immense, qui venait arracher sa mère de sa couche et renifler d’un museau moite ses draps pour s’imprégner de son odeur. De ce loup, jamais l’enfant ne vit la forme humaine, s’il y’en avait une. Ombre silencieuse qui ne hurlait même jamais à la Lune, il ne connaissait de lui que sa condition d’Alpha.

Les enfants étaient, quant à eux et contre tout entendement, assez nombreux. Crotteux et peu intéressés par tout ce qui s’éloignait de jeux primaires où l’on évaluait la force de l’autre, ils se trouvaient déjà une place dans la future meute.

Rares étaient les filles. De ses yeux de gamin, Guy n’en avait comptées que deux, peu discernables des garçons, barbouillées de peintures de guerre et hurlantes tout en tirant l’oreille des gros chiens qui gardaient les foyers.

Il ne s’agissait cependant pas de rustres. Chaque jour, les indisciplinés et libertins gosses étaient interrompus dans leurs frivoles activités, la bouche parfois encore maculée du jus de myrtilles dont il s’étaient empiffrés quelques minutes auparavant, et étaient parqués sur des bancs branlants. Un instituteur, compétent et précis, leur enseignait alors avec une indécrottable sévérité l’art des mathématiques et de la maîtrise de la langue, frappant les ongles noirâtres lorsqu’un impertinent avait l’impudence de contempler le vol d’une grosse mouche.

Venait ensuite la partie la plus ludique. Contemplant les hommes énormes, tous bons camarades, qui s’empoignaient à pleines mains pour quelques échauffements, les enfants étaient assis dans la boue, la bouche béante et la morve au coin du nez, à observer les adultes pousser des grognements qui atteignaient bientôt leur paroxysme, cacophonie brutale. Les bourrades amicales devenaient plus violentes, de brutaux frissons agitaient les corps contractés. Bientôt, ils jaillissaient de leur enveloppe humaine, grondant, énormes loups appartenant à l’antique race des Ulfarks, habités de la haine du combat, leur museaux frémissants.

Sa mère, imposante malgré sa condition de femme, d’un gris sombre, qui l’observait de son œil encore emprunt d’un léger éclat d’humanité, ses dents luisantes dévoilées, son échine claquant. Les Garous poussaient des hurlements adressés au ciel, avant de disparaître derrière la frontière des arbres. C’était le spectacle auquel tous assistaient, béats, avant de brutalement se mettre à papoter en même temps, commentant qu’untel serait comme ça, l’autre serait ainsi, l’autre serait aussi féroce et rapide que son père…

Pourtant, les enfants le savaient tous. Et en grandissant, ils en mesuraient l’ampleur. Les regards traînaient sur Guy avec longueur, mesurant son corps, faisant le tour de sa taille, s’interrogeant. Dans ces meutes là, si le sang est primordial, la force l’est aussi. Fils d’Alpha, le pré adolescent aurait à faire ses preuves face à des camarades parfois déjà plus âgés et costauds que lui. Déjà, sa mère elle même se rapprochait de lui, le tâtait, levait un bras, menaçait du poing. Rapidement, elle fut cependant satisfaite : son rejeton puait la sainte colère, et alors que le coup menaçait de partir, il attrapait d’une poigne ferme la main qui s’élevait contre lui et tordait son poignet sans aucune hésitation dans ses yeux pâles.

Déjà, la première volée d’adolescents était emmenée dans les tréfonds de la forêt, pour suivre sa mutation. Les jeunes, recalés pour cette année là, observaient leurs aînés d’un regard envieux, la jambe battante, avec la folle envie de leur courir après. La frustration était horrible. Dans son esprit qui finissait de tisser ses toiles, habité à l’instant de ce sentiment primitif, Guy observait les silhouettes déjà carrées par l’exercice disparaître entre les arbres, et il passait sa langue contre ses lèvres, attendant quelques interminables secondes. Alors que le petit attroupement venu voir la chose s’éloignait, lui avançait, et prenait tout à coup une allure rapide et discrète, filant le solennel cortège.

Ils marchèrent. Longtemps. Dans la végétation, il savait se faire discret, désobéissant à toutes les règles de confidentialité qu’on lui avait imposé, tiraillé par une froide curiosité. Amené dans les coins les plus obscurs que recelait la forêt, ils s’arrêtèrent cependant, eux tous, les traits tirés, incroyablement sérieux, le corps maculé de tatouages tribaux, le fer qui marquerait la peau des élus posé au sol.
Ils étaient là, ces adolescents qui il y’a quelques heures encore étaient fiers comme des coqs, gauches et malhabiles, se dandinant, commentant à voix basse, alors que l’on remettait entre leurs mains moites une longue dague parfois émoussée. Sa mère, peinturlurée de noir, échevelée, ses pieds nus frappant le sol, s’était arrêtée face à un rocher maculé de traces de paumes sanglantes, si incongrues, mais pourtant paraissant si normales dans cet univers dans lequel il était enfermé, cet univers complètement hors propos dans le monde moderne, ce monde dans la Terre, encore porté par de vieilles croyances barbares, de vieux rites sacrés, à l’écart, effrayant. Il se sentit mal à l’aise, brutalement. Mais il était figé derrière sa cachette, son œil grisâtre contemplant la scène avec une malsaine et pourtant immobile curiosité. Alors que le premier presque homme s’avançait, tenant maladroitement son arme, la fumée parfumée du feu que l’on avait déclaré s’étalait dans les airs, ses volutes s’éparpillant dans l’atmosphère, la fumée créant une sorte de brouillard. Guy manqua de tousser. Recroquevillé contre le rocher qui le cachait à la vue des autres, il passa quelques doigts froids sur son front brûlant, coulant un regard vers le premier aspirant. Ses jambes semblaient flagoler, alors qu’il se dressait face à il ne savait quel ennemi invisible, retenant certainement son envie de toussoter. Si rien n’apparaissait, il serait recalé. Au bout de trois tentatives après plusieurs années de patience, il serait chassé de la meute sans cérémonie. C’était la hantise de chaque enfant. Et il était là, ce non-homme, encore toujours plein d’humanité, qui attendait l’ennemi invisible, les yeux trempés de larmes dues à l’acidité de la fumée.

Son cœur battait trop fort. Guy se recroquevilla contre lui même, son pouls sifflant à ses oreilles comme un vicieux serpent. Là bas, quelques murmures retentissaient. Le père du garçon chuchota quelque chose d’un ton de dépit, avant qu’une branche ne craque, brutalement, faisant sursauter toute l’assistance.

Le banal accident mit toute l’assistance sur le qui vive. Le pré adolescent écarquilla les yeux, avant de sentir la fumée qui s’épaississait, son odeur devenant plus forte. Elle n’avait guère la senteur du feu, remarqua t’il en fronçant le nez, plaquant sa paume contre sa bouche.

La fumée l’entourait. Sa présence, si proche de lui, était en soi étrange. Clignant brièvement des yeux, Guy tourna la tête vers la réunion, avant de constater la perplexité des adultes. Les regards étaient tournés vers le rocher qui l’abritait. Le pré adolescent déglutit. Une phrase, dont il ne chercha pas à retenir le sens, éclata bruyamment dans les airs, semblant faire éclater de ses oreilles un plein kilo de coton. Les muscles ankylosés, le pré adolescent bougea son bras, avant de sentir.

Le souffle s’échouait dans sa nuque, fétide, régulier, haletant et brûlant. Le regard était planté dans son dos, les griffes martelaient le sol. Ce n’était qu’une illusion. Une illusion de fumée, qui pourtant semblait parfaitement réelle, présente, dans son dos, perchée sur le rocher. Figé, le futur Alpha tourna lentement sa tête vers la chose, les yeux écarquillés, le visage déformé par une peur à l’état le plus brut qui lui soit possible. La fumée s’était lentement condensée, et avait pris forme. Dégoulinant de brume, une mâchoire immense découvrant des crocs impalpable, l’esprit du loup attendait, parfaitement silencieux, respirant la menace.

Quelques instants, il crut avoir été drogué. Ses ongles rentrant dans la peau de sa paume, le poing étroitement serré, il sentit son sang tiède qui roulait sous la griffure, les yeux plantés dans ceux de son vis à vis, orbites de fumée abyssaux. L’illusion attendait.

Un brutal cri résonna dans les airs. Quelques instants, Guy crut qu’il émanait de sa bouche. Mais ses dents étroitement serrées et grinçantes démentirent l’impression, et alors qu’une silhouette fendait la brume à la recherche de l’ennemi qui le dédaignait, le jeune homme retrouvait – brutalement – un semblant de sens. Respirant comme un noyé retrouvant la berge, il se jeta sur le côté, roulant dans les buissons, alors que Wilhem, l’aspirant pour qui l’esprit avait été invoqué, fendait la fumée, brandissant son arme en poussant un cri sauvage.


La créature de brume, aussi improbable soit elle, se tourna quelques instants vers son assaillant, son pelage brumeux secoué de frissons. Levant une patte gigantesque et griffue, elle fit nonchalamment valdinguer l’adolescent, qui roula tête la première dans les ronces, poussant un hurlement de mort. La dague qu’il portait tomba au sol lourdement.

Terrorisé. Tétanisé. Guy observait la chose comme s’il s’agissait d’une improbable scène coupée de film, tombée dans le réel par il ne savait quel miracle. Le loup – ce qui ressemblait à une créature canine – désintéressé de l’adversaire qu’on lui avait désigné, semblait gronder dans une langue étrange quelques paroles improbables, son large museau fouillant les airs. Bientôt, à nouveaux, les orbites abyssales se posèrent sur lui – son corps caché par les feuillages, recroquevillé.

La bête approchait. Sa prunelle, inconsciemment, se dilata. Dans un sursaut de conscience, il plongea ses doigts dans la Terre et en sortit la dague, qu’il maintint maladroitement entre ses doigts. Le loup approchait. Guy adressa un regard aux adultes, à côté. Les traits tirés, il restaient cependant complètement immobiles, tandis que les autres aspirants poussaient des cris de goret, appelant leur ami. Wilhem se débattait faiblement au sol, sonné par sa violente chute, ses doigts griffant le sol.

Le pré adolescent de leva, sentant ses jambes prêtes à se dérober. Contemplant le loup, les yeux exorbités, il raffermit sa prise sur son arme, la tenant à deux mains. La brandissant comme s’il s’agissait d’une très sérieuse menace, il voyait cependant la lame qui tressautait sous le poids de ses tremblements. L’incantation approchait, le loup de brouillard, Nebelwolf, qui découvrait ses immenses canines, son illusion parfaite respirant même. Ses contours imprécis s’évadaient dans les airs, figeant l’atmosphère. Longtemps, le loup resta presque immobile, avant de, brutalement, bondir. Droit vers le pré adolescent.

Son cœur, qui battait frénétiquement, déchirait ses tympans. Il manqua de lâcher la dague, la brandissant, totalement inutile, dans les airs, alors que la masse brumeuse menaçait de tomber sur lui, de trancher sa gorge. Le corps figé, Guy semblait attendre la mort avec patience, terrorisé. Un éclat de vent emmêla ses cheveux, et alors que l’œil brûlant de la bête rencontrait le sien, il se mouvait, contrôlé par il ne savait quel instinct de survie, et profitait du ventre visible de l’illusion pour y planter son arme, en poussant un hurlement d’effroi qu’il n’entendit même pas.

Les dents de brume claquèrent, le souffle brûlant tomba sur son visage. Ses prunelles encore plongées dans le néant du regard de la créature, Le pré adolescent resta figé, alors que son hurlement silencieux se prolongeait dans les airs. Hébété, il tituba, lâchant l’arme poisseuse de sa sueur, et tomba au sol, alors que la dague échouait dans un bruit étouffé au sol, vierge de toute trace de sang. Le loup avait disparut à l’instant où la lame avait transpercé son ventre, l’image de son œil restant collé à la rétine du garçon.

Son souffle résonnait, erratique, dans les airs. Tremblant, il resta sur la terre ferme, secoué d’incontrôlables frissons, alors que des bruits de pas faisaient trembler le sol. Ils se rapprochaient. Guy eut un hoquet, avant de passer ses doigts sur son visage, y trouvant des larmes, résultat d’une digne et sainte frousse. Tout son corps lui paraissait tordu et noueux, comme s’il avait livré un épique combat. Il avait juste tendu le bras.

Les voix résonnèrent dans les airs. Quelqu’un, de connu, se pencha sur lui et passa des doigts tièdes sur ses joues brûlantes, y effaçant les larmes. Des bras forts le redressèrent, alors que sa tête ballotante dodelinait, son menton chutant en avant. Sa tignasse noire cachait son visage. L’odeur de sa mère l’imprégnait, tandis qu’elle se pressait contre lui, chuchotant des choses qu’il ne cherchait pas à comprendre.

Il fut traîné près du rocher couvert de traces de mains. Contemplant d’une vision floue les multiples empreintes, il gronda quelques choses, plongé dans un état léthargique. Retenu debout par ce qui devait être un homme, il tendait ses doigts raides vers la silhouette de sa mère, tandis que les rumeurs de la conversation s’amplifiaient dans les airs. Ils n’avaient pas l’air fâchés, notifia vaguement Guy, qui tourna la tête vers la bande d’hommes. Leurs yeux étaient posés sur lui avec insistance, et alors qu’ils remarquaient que le pré adolescent les observaient, ils lui adressèrent quelques sourires, une expression qu’il prit pour de l’admiration teintée de surprise sur le visage.

Quelque chose flotta devant son visage. Grommelant quelque chose dans sa barbe, Guy releva ses yeux humides vers sa mère, qui tenait un récipient en terre cuite rempli d’il ne savait quoi.

-Bois, ça soigne, encouragea t’elle d’une voix douce, - Bois, mon enfant.

Ses intonations semblaient presque trop connues. Le presque Garou entrouvrit ses lèvres, laissant sa mère couler ce que contenait le récipient dans sa gorge. Il manqua de suffoquer, se débattant brutalement dans l’étreinte qui le retenait. Les bras se reserrerent autour de lui, une paume calleuse maintenant sa mâchoire entrouverte, alors que le liquide écarlate roulait sur sa langue, amer, brûlant et presque épicé. L’insupportable sang roulait sur sa gorge découverte, l’imprégnait. Il buvait, et l’impression que quelque chose s’immisçait en lui en même temps que le sang de loup le prenait, comme une présence qui fendait son âme, s’y calant, prenant de la place, et semblant se renforcer à chaque nouvelle goutte qui passait la frontière de ses lèvres, les teintant d’un étrange maquillage carmin et humide.

Le récipient fut brutalement retiré. Une brusque secousse le fit gronder, son corps parcouru de frissons de plus en plus violents. Ses veines perçaient à travers sa peau, pulsant le sang humain, alors que celui qu’il venait d’avaler filait il ne savait où dans son corps.

L’un de ses poignets fut tordu, puis plongé dans les restes du sang, avant que sa paume ensanglantée ne soit apposée contre la pierre rugueuse, qui lui égratigna les doigts. Plus conscient que jamais, Guy voyait la chose d’une façon nette, la marque de sa main qui s’imprimait sur la pierre, le fer brûlant… Le fer brûlant qui se rapprochait de sa peau. Il écarquilla brutalement les yeux, avant de se cabrer dans l’étreinte, à s’en rompre les os. Sa mère, elle même, tenait le fer qui marquerait la peau de son bras, profitant des dernières minutes de conscience du pré adolescent pour lui donner ce que tous ici portaient, la signature de sa race. Et alors que sa nuque se renversait en arrière, les larmes roulant sur ses joues sans qu’il en est conscience, et que son hurlement perçait les airs, le fer fumant se posait sur son bras, imprimant la tête de loup, résumée en une simple forme tribale. Il échappa à la prise de l’autre homme.
Pour la première fois, il jaillit hors de son enveloppe humaine.

Longues avaient été les années, mais Guy avait toujours été, inconsciemment, prêt à endosser son rôle. Lorsqu’ils furent, tous, trop vieux, il fut temps pour sa génération de prendre la relève.

Ils avaient grandis, étaient devenus plus matures. Tous avaient été marqué du fer de la meute – pas d’une façon aussi spectaculaire que l’avait été la sienne, certes -. A présent, tous hantaient les forêts sombres. Et l’on parvenait à différencier les filles des garçons.

Il fallut quelques années à l’homme pour enfin les voir, ces presque femmes qui évoluaient à ses côtés. A vrai dire, il n’en vit à peu près qu’une. Marie était rousse, dotée d’un visage pointu et de nombreuses taches de rousseur, d’une énergie et d’une bonne à toute épreuve, d’yeux d’un beau bleu/vert et enfin… D’un fiancé.

Wilhem n’avait jamais été, en soi, très heureux que Guy lui ai volé la vedette lors de son initiation. Non seulement l’Alpha avait paru comme un garçon bien plus courageux et fort que lui, mais il avait dû repasser deux fois devant l’esprit loup pour que ce dernier daigne se montrer pour lui. Comme avec la plupart des apprentis qui voulaient accéder à l’âge adulte, le Nebelwolf avait refusé le combat et c’était laissé tué. De ce point de vue là, l’Alpha était une exception, ce qui avait toujours prodigieusement agacé le jeune homme. Car, enfin, il fallait l’admettre, malgré sa musculature bien développée, à ses côtés, Guy n’était qu’une fillette. De plus, Wilhem était issu d’une lignée prestigieuse. Aussi haïssait il son dominant, et couvait il avec jalousie sa charmante fiancée, qui quant à elle ne semblait guère se rendre compte des choses et batifolait entre les deux hommes avec une charmante inconscience.

Ils étaient là, à s’observer avec défiance, la jeune femme leur adressant un sourire timide, l’un aboyant sur l’autre quelques insultes, avant que l’insulté ne réagisse au quart de tour et ne réplique, frissonnant. Venait l’étape où tout deux transmutaient et se lançaient dans un combat de griffes et de crocs, sous l’œil impuissant de la jeune femme.

Ces petites histoires étaient sans importance. Oui, à l’époque, elles paraissaient primordiales, mais à présent, vides de sens, elles lui laissaient un arrière goût cendreux dans la gorge, comme quelque chose qu’il aurait mal avalé. Car s’il fallait admettre que ce qu’il convoitait le plus était la jeune femme, au fil des jours leurs sentiments avaient dévié vers une puérile compétition qui leur avait fait perdre de vue leur objectif originel, les poussant à passer l’essentiel de leur temps ensemble. Toujours des mots prononcés d’une voix agressive, mais les paroles en elle même n’avaient plus rien de violent.

C’est à peu près dans ce climat qu’ils arrivèrent. Ils étaient nombreux, presque inoffensifs au départ. Arrivés là par un étrange hasard, les Akumas avaient aussitôt repéré la meute, et c’était mis en tête de les supprimer.

Inexpérience. Comment combattre des ennemis sur lesquels ils ne savaient rien ? Alors que les Originels abattaient un par un les loups, lui se battait avec acharnement, sachant pertinemment qu’il serait le dernier.

Et, des mois après, alors que tout les autres membres de la meute avaient été supprimés uns par uns par ces ennemis à l’aura noire, lui faisait ses bagages, et s’adaptait à l’étroite vie du citadin.


Caractère : Comme on l'aura deviné, le lycan n'est pas un être des plus agréables. Agressif, le regard vif et expressif, il contrôle assez mal ses émotions, prêt à répliquer à chaque remarque assez désagréable. La plupart du temps assez silencieux, il est un monstre de sérieux, qui ne déride ses lèvres que pour lancer un sarcasme au goût douteux. Dirigé surtout par ses instincts, cela ne l'empêche pas de posséder un cerveau très fonctionnel mais peu émotif, qui aide à son caractère très froid. Il est renfermé, et ne supporte pas la domination trop poussée d'un autre. Guy obéit à lui même, et uniquement à lui même, comportement assez contradictoire par rapport à son côté Loup ( les Alphas ayant perdu leur place s'adaptent souvent à un rang moins élevé dans la meute ).

Physique (Lycan et Akumas, précisez les transformations): Grand. C'est ce que l'on peut remarquer lorsqu'on le voit. Une carrure finement musclée, une peau légèrement pâle. Ses cheveux sont noirs et portés mi-longs, quelque peu broussailleux. La visage est fin, la mâchoire carrée, le nez aquilin et les yeux d'un bleu/gris luisant, regard qu'il distribue à tour de bras avec intensité. Sa version lupine est battie pour l'agressivité : carrure très musclée, grande, des crocs particulièrement pointus et d'un blanc luisant, le pelage noir parfois parsemé de gris, il garde ses yeux aux reflets insolents. Sa mâchoire est puissante, broyant facilement n'importe quoi, ses pattes solides et ses griffes aiguisées. Une machine à tuer.


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Lestat
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MessageSujet: Re: Guy | Hit The Road Jack ஜ   Mar 28 Juin - 20:18

REBiiienvenue Mamour !!! =D
En voila un nouveau viril dans la place !! Yoohohohoh.
Je sens que sa va frictionner entre personnalité. Niarf.

Bon jeu à toi et tout est en ordre bien évidement ^^

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MessageSujet: Re: Guy | Hit The Road Jack ஜ   Mar 28 Juin - 20:33

Meeerci =3.
Viril ? Ne prononce pas ce mot maudit, je serais capable de le faire tourner d'une façon pas nette XD.
Hééé oui, il ne va pas être commode <.<
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MessageSujet: Re: Guy | Hit The Road Jack ஜ   Mer 29 Juin - 16:26

Re welc' ♥ !
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Stéphanie Pratt

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MessageSujet: Re: Guy | Hit The Road Jack ஜ   Jeu 30 Juin - 9:14

Bienvenu !!
Très interressant comme personnage ...
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Seth

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MessageSujet: Re: Guy | Hit The Road Jack ஜ   Jeu 30 Juin - 9:32

Merci vous deux ^.^
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MessageSujet: Re: Guy | Hit The Road Jack ஜ   

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Guy | Hit The Road Jack ஜ
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