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 Silence of the Darkness | Libre |

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.Ewen

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MessageSujet: Silence of the Darkness | Libre |   Ven 22 Juil - 21:15

Silence of the Darkness
| LIBRE |

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Baudelaire, Spleen.


    Un sourire fin se dessine sur mes lèvres alors que mes doigts caressent lentement la page jaunie par le temps. Je hausse un sourcil perplexe, mon ombre se dessinant sur les hautes étagères. Mon ongle crochus effleure une phrase comme avec une arrière envie de la barré. Baudelaire était un poète très prometteur à son époque, il a fait bouger les formes classique et fixe en prose devenant outil des mots et du language. Ou était passer toute cette douceur et volupté dans les mots ? J'aime la poésie, elle est reposante à lire et c'est un vrai délice pour la langue. Ce poème en particulier me décris véritablement bien, moi qui est vécus enfermer développant une haine sans limite contre l'humaniter et contre cette terre devenant mon cerceuil et mon enfer d'une solitude non voulus et pesante. Je suis réduis à me frapper la tête contre cette triste existence avec une maladie qui grappie ma vie à chaque instant.

    Je hausse un sourcil fin sur mon visage pâle, figé comme de la pierre. On peut presque ressentir le froid qui émane de mon enveloppe charnel. Je n'ai rien d'humain et encore moins de vivant, je ne suis que un démon. Tout en moi respirait le péché et la pouriture d'un être souiller et malsain. Je ne faisait pas moins le contraire en tuant des vies quelconque par simple divertissement et plaisir. Je referme le bouquin délicatement comme un trésor, mes longs cheveux bruns encadrant mon visage plutôt carré et fin. Je remet le livre d'un geste précis continuant de déambuler dans les rayons désert de la bibliothèque. Nous sommes en pleine nuit, normale qu'il n'y a personne. Mes doigts fins dansent sur les reliures prenant de temps à autres un livre tout en continuant de marcher d'un pas léger presque planant au-dessus du vieux plancher.

    Mon aura me suis comme un serpent s'enroulant avec désire autour de mon corps. Je lève mes yeux flambant d'un coup refermant brusquement un livre. Je sens une vilaine toux me peser à nouveau sur mon poumon, je me racle la gorge disparaissant d'un coup pour réapparaitre à l'étage laissant une mèche caresser mes lèvres que je replace derrière l'oreille inconsciement. C'était ces heures de répie que je chéri énormément. Le calme reposant, l'esprit libre de toute vengeance et de colère encore non refoulé. Simplement posséder par les souvenirs de cet Amant perdus ... Mes lèvres se séparent comme pour dire un mot mais je les scellent à nouveau, le silence est bien trop agréable pour être brisser. Je prend un reccueil de poème m'installant dans un fauteil en cuir posant ma tête contre ma main, feuilletant tranquillement les pages avec un admiration retenus. Une lègère toux fait lever mes yeux alors que je grimace posant une main sur mon poumon, la douleur est là mais je recommence ma lecture comme une statue de marbre. Pourtant mes prunelles rouges doivent se lever à nouveau sentant une présence en ces lieux à cette heure si, qui cela pouvait bien être ?
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