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 Wonderland. | Libre.

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Svetlana.

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MessageSujet: Wonderland. | Libre.   Dim 4 Déc - 14:58

WONDERLAND.


    Les talons claquaient sur le parquet à une allure militaire, sa main caressait l'os de sa hanche à travers le tissu soyeux de la robe noire, qui moulait parfaitement la moindre de ses formes, le moindre ses os. Ses lèvres d'un rouge parfait étaient retroussées en un rictus qui dévoilait par intermittence l'éclat d'une dent ivoire, ses lourds cheveux noirs tombaient sur ses épaules et ondulaient à chaque pas félin. Quelques soupirs voluptueux sortaient de sa gorge vibrante, il lui arrivait parfois de lever la tête vers le plafond, le transperçant du regard, avançant d'un pas de plus. Ses jambes s'effleuraient de temps à autre, le tissu doux et soyeux des collants s'entrechoquant.

    Son sourire ne s'évanouissait pas, elle avait un air brumeux. Les traits du démon étaient comme figés, seuls ses yeux se mouvaient avec lenteur, comme un félin cherchant paresseusement sa proie à travers les fougères. Ses hanches ondulèrent lorsqu'elle posa un pied sur la première marche, mettant tout son poids sur le long talon de l'escarpin verni. L'Originelle inspira de façon artificielle et dramatique, avant d'avancer à nouveau, se déhanchant avec naturel, consciente de chaque partie exposée de son corps, consciente de chacun de ses mouvements. Elle conaissait son corps mieux que personne, son esprit quant à lui restait parfois oscur. Quel était l'avantage de pouvoir toujours se saisir ?

    L'une de ses mains s'éleva dans les airs, elle enroula une mèche bouclée autour de son doigt griffu. Passant sa langue sur ses lèvres, elle n'effaca en rien l'écarlate qui les maculait, caressant de toute leur longueur les pulpeuses bandes de chair. Ses dents vinrent effleurer d'elles même la peau tiède et frémissante, testant la chair, avant qu'elle ne ferme à nouveau la bouche, bourdonnant une chansonette entre ses dents. C'était une musique que personne n'avait jamais entendu, dans une langue que personne n'avait jamais entendu, dans un rythme inconnu et débridé. Elle semblait inventer au fur et à mesure tout ce qui sortait de sa gorge sans jamais s'évader de sa bouche, la comptine butant contre ses dents dans un grincement furieux.

    Elle arriva au rez de chaussée, le bruit de ses talons étouffé par l'épaisse moquette imprimée de motifs arabes. Svetlana s'arrêta, effleurant de la plate forme de sa chaussure le plancher moelleux, qui aspirait tout son. De nouveau, sa main s'évada et passa dans sa propre nuque, pinçant sans tendresse la peau laiteuse de la nuque, puis passant sur le relief de ses seins. Elle baissa les yeux, observant leur forme révélée par la robe bustier, avant de reprendre sa marche dans le long couloir géométrique, toujours féline, lèvres pincées, tête légèrement penchée sur le côté. Son sourire s'agrandit, et plus encore alors qu'elle arrivait au bout du couloir.

    Il y'avait une porte noire et vermoulue, à la poignée dont le doré s'effaçait. Elle semblait marquée par les effets du temps : les gonds avaient soufferts, des marques rappelant des griffures avaient laissé des échardes sur le vieux bois. Elle avait cet air confident qu'on les endroits qui renferment des secrets, silencieux et trop droit.

    La main jusque là posée sur la hanche baissa légèrement atteignant une poche cachée dans les plis de la robe. Les doigts agrippèrent dans un cliquetis de crécelle la clé, qui retrouva l'air libre, montrant sa mine oxydée. Sweetheart Calico porta l'instrument jusqu'à son visage, dévisageant l'invention humaine comme si elle ne la voyait pas, ou seulement ses courbes rongées par la rouille et ses bords tranchants.

    L'outil fut mis hors de sa vue, guidé à l'aveuglette par sa main. Quelques instants durant lesquelles la clé tâtonna, avant de rencontrer un trou dans lequel elle se cala avec un bruit de déclic. Elle tourna, se tordit le cou, puis déclencha le mécanisme. Dans la pièce derrière la porte jusque là parfaitement silencieuse, il sembla qu'un faible cri s'échappait. Svetlana posa sa paume sur la poignée, avant d'ouvrir sans grincement la porte, entrant dans la chambre.

    Elle ne perdit pas de temps. Ne prenant même pas la peine d'observer la beauté de la pièce éclairée par une grande fenêtre poussiéreuse dont la lumière était éclatée en mosaïque à cause des rideaux déchirés, le Démon retira ses chaussures d'un négligent mouvement de ses fines chevilles, avant d'avancer d'un pas rendu encore plus souple vers le lit, y montant à quattre pattes.

    Elle sentait ses seins qui tanguaient doucement, s'effleurant, la peau douce se frottant, ses genoux et ses paumes qui s'enfonçaient dans le drap, la robe qui se retroussait quelque peu, dévoilant un morceau de fesse recouverte de ses bas noirs. Ses cheveux tombaient devant son visage, effleuraient la peau nue de ses bras. Certaines mèches avaient même l'impudence d'envahir son visage, caressant sa bouche et son nez.

    L'une de ses mains s'éleva, puis s'abattit sur la joue de marbre. Le sourire de Svetlana s'élargit plus encore, à un endroit des joues innaccesible pour les simples hommes, alors qu'elle giflait le morceau de peau grise. La jeune femme allongée sur le lit tourna docilement la tête sur le côté, bientôt morte, les poings serrés, le torse pris de convulsion. Un peu de mousse sortait de ses lèvres bleuies, ses yeux brun sombre ne se mouvaient plus dans leurs orbites bleuis.

    -Ma chérie, chuchota le démon, se penchant plus encore vers l'inconnue.

    C'était encore une adolescente, peut être, une fille très mince aux cheveux auburn, au visage pointu, et aux longs cils, qui respirait à peine, de sa bouche grande ouverte. Son haleine était fétide, elle ne semblait pas entendre.

    Les doigts de Svetlana se firent plus caressants. Elle passa sur les lèvres sèches et raides de l'inconnue, puis sur sa gorge qui ne frémissait plus, retraçant la carotide qui pulsait très faiblement, la veine plus bleu sombre que jamais. De nombreuses contusions marquaient ce cou gracile, des hématomes bleuâtres et des traces jaunâtres, comme si on l'avait étranglé à plusieurs reprises. Le reste de son corps était en bon état : seuls ses poignets et ses chevilles montraient qu'elle avait été attaché, un long moment. Le sang ne parvenait plus à y circuler, les extrémités des doigts étaient raides et noirâtres.

    Le démon se pelotonna contre sa victime, passant une main négligente sur son maigre sein nu, chuchotant contre ses beaux cheveux aux reflets roux des insanités, la serrant tel un mannequin de cire.

    -Le poison fait lentement effet... Très lentement... Il te paralyse, puis il t'étouffe, et finalement il arrête ton petit coeur...

    Les longs doigts blancs coururent sur le sein, effleurant de l'ongle un téton dressé, avant de s'arrêter sur la poitrine, à l'endroit exact du coeur. Il battait lentement, faiblement, luttait. Un petit rire étouffé sortit des lèvres de l'Originelle. Elle s'assit brutalement au bord du lit, repoussant ses cheveux de son visage, et observa la fenêtre, en attente.
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MessageSujet: Re: Wonderland. | Libre.   Jeu 8 Déc - 18:52


    Le vent glacial balaye l’endroit morne du cimetière faisant retourné les morts dans leurs tombes leurs faisant claqué les os. Pourtant j’ai en ce moment même les yeux braqué sur la pierre grise sombre et vieille me tenant droit, le vent n’arrivant pas à me plier sous ses coups de bourrasque frustré. Je plisse mes yeux rouges détaillant avec intensité les mots gravés mais aussi d’un regard lointain, blessant. Mes cheveux bruns s’accrochent de temps à autre à mes lèvres sèches alors que je les chasse d’un geste lent mes doigts fins plongeant dans mes mèches brunes les tirants en arrière. J’observe les pétales tremblotante essayant de résisté au vent dévastateur d’un hiver proche rude. Je soupir fermant les yeux instant avant de m’accroupir prêt de la pierre glacial alors que j’y appose ma main de marbre ressentant même pas la température gelé de la pierre.

    Je finis par ma détourné le col de ma veste claquant contre ma joue alors que je resserre mon violon dans ma main gauche marchant lentement. L’hiver rendait les gens groggy, c’est une saison qui me déprime tout au tant que le printemps ou l’été. Je marche d’un pas lasse en soupirant revenant sur l’allée principale du cimetière bordé par d’épais peuplier. Mes pas ne font aucun bruit, comme une ombre silencieuse qui hante ce lieu qui divague. J’aperçois d’un coup un mouchoir blanc à terre, propre qui avait l’air d’être tout juste tombé. Je le prends entre mes doigts portant le tissu doux à mon nez y respirant une odeur féminine. Je lève mes yeux apercevant la demoiselle propriétaire de ce mouchoir arrêté devant une tombe. Je m’y dirige calmement, même beaucoup trop car elle ne m’avait pas vus.

    Je lui tends son mouchoir sans un mot alors qu’elle m’observe stupéfaite s’attardent sur mes prunelles ardentes. Je lui fais un faible sourire avant de reprendre ma route mon violon en main pensant à la jeune femme qui aurait très bien pu mourir sous un de mes baisers aujourd’hui mais je me sens plutôt mélancolique donc elle échappe au pire.

    Mon aura suit mon sillage dans l’air laissant des volutes qui se dissipe vite disparaissant. Ma veste battant mes cuisses sous un vent qui devient de plus en plus irritable. Je grimace trouvant le monde bien trop bruyant. Il n’y avait jamais plus de quelques secondes de silence. Je me demande ce que mon protéger fait en ce moment … Il m’était facile de le savoir, il suffit que je survole c’est pensé. C’est ce que je fis assez vite avant de sourire, un sourire de satisfaction remarquant qu’il se posait aussi la même question. Ma peau frémit soudainement alors que je m’arrête relevant mon visage.

    Je plisse mon nez observant la maison immense aux tuiles rouges surplombant la rue. Je fronce légèrement les sourcils, mon aura s’enroulant autour de mon corps robuste. L’odeur du sang acre emplissait l’air ambiant. Je dévisage la façade sentant mes lèvres légèrement me brûlé attiré par l’odeur du sang pourtant une autre odeur s’y emmêle. Une odeur que je ne connaissais pas mais qui appartenait à un ou une Originel(le) … Je pivote curieux d’en savoir un peu plus. Je remonte l’allée aux dalles enfoncées par le temps alors que je pose ma main sur la poignée de la porte en fer. Elle grinche légèrement mon aura s’échappant tout de suite à l’intérieur palpant chaque recoins avant que je passe le pas de la porte l’odeur m’empoignant m’informant que la source était bien ici, mais venant de qui ?
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MessageSujet: Re: Wonderland. | Libre.   Dim 18 Déc - 11:28

    Son corps se délia avec une grâce qui masquait sa surprise, elle passa ses deux mains blanches aux ongles noirs dans la masse bouclée de ses cheveux, replaçant les mèches ébène sur sa nuque de cygne. Svetlana entrouvrit les lèvres comme pour dire quelque chose, mais se contenta d'expirer un peu d'air, comme si elle recrachait une mauvaise odeur. Le démon fit un pas sur le côté, jetant un regard de regret à l'agonisante dans le lit, qui était secouée de convulsions de plus en plus rapprochées. Puis elle ne l'observa plus, son expression toujours aussi neutrale, et sortit de la pièce d'un pas extrêmement rapide, sans même que son allure et ses longs pas souples n'ait changé de rythme.

    Son aura s'évaporait de son corps, tâtonnant les murs et le moindre recoin des serrures, soulevant un peu de poussière. La fumée obsidienne dévalait déjà les escaliers par secousse, presque agressive, cherchant comme un chien policier. L'Originelle eut un frisson en sentant le brutal contact, comme deux pelages de chat qui s'hérissent, de son aura avec celle d'un inconnu. Le démon battit calmement des cils, perçant l'aura de l'étranger, cherchant des informations.

    Son corps n'était plus que guidé automatiquement, son esprit s'étant depuis longtemps évadé dans les couloirs et vers l'intrus. Elle se rapprochait. Encore. Encore.

    Un râle venant de l'étage la stoppa quelques secondes. Svetlana redressa la tête vers le couloir qu'elle venait de quitter, perçant du regard la porte de la chambre d'où elle venait, avant de pousser un soupir langoureux et de passer une main sur ses épaules rondes, descendant l'escalier comme une diva méprisante.

    Sweetheart eut un sourire charmant, qui ne détendit absolument pas son visage qui l'était déjà, et écarta les bras, comme trouvant enfin un invité imprévu qu'elle n'avait pas retrouvé dans la foule. Jetant un léger regard à l'homme qui se trouvait dans le grand hall, elle se tourna avec élégance vers une armoire en acajou du salon, sortant du bout des doigts une pochette de disque vinyle. La brune se pencha en avant, sortant le large disque, puis se tourna vers un gramophone un peu empoussiéré, le manipulant avec prudence et patience.

    Les premiers relents de musique exhalèrent de l'appareil fatigué, une chanteuse de soul music entamant une balade langoureuse mais virile. L'Originelle savoura la musique quelques instants, avant de se retourner avec une lenteur exagérée et de se diriger vers le couloir assombri par les auras qui s'y entremêlait, se plantant devant son invité avec satisfaction, détaillant les courbes de son corps et de son visage sans pudeur. Elle leva une main blanche dans les airs, la tendant vers l'inconnu, demandant la sienne sans un mot.
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MessageSujet: Re: Wonderland. | Libre.   Dim 18 Déc - 17:07

    La porte se referme derrière moi dans un grincement strident qui vous donne des frissons dans le dos. J’observe l’intérieur de la maison sombre et poussiéreux sentant le vécu de la demeure. Je replace mes cheveux d’un geste lent derrière mes épaules alors que je fais un autre pas à l’intérieur. Mon aura se faufile vivement soulevant et brassant l’air, la maison était étrangement calme pourtant l’odeur acide venait bien d’ici. Mes doigts fins se délient alors que je frôle un meuble taillé dans un riche bois mais usé par le temps. Une de mes mèches brunes vient barrer mon visage alors que j’entrouvre mes lèvres laissant passer un léger soupir appréciant le calme et la sérénité de l’habitat.

    Un frisson remonte mon dos sentant brutalement la rencontre électrique d’une aura inconnu. Je fronce les sourcils me concentrant sur la personne qui y est à la source mais je ne connaissais définitivement pas cette personne. Mon aura s’attaque à celle de l’autre la repoussant, s’entortillant autour et s’entrelaçant comme un combat de cobra.

    Je lève mes yeux aux prunelles sanguine détachant ma main d’un marbre gelé alors que mon corps se tourne totalement vers l’escalier entendant des talons s’y claqués.

    Une créature somptueuse apparut finalement au bas de l’escalier portant un sourire charmant. Je ne sais pas si je pouvais prendre cela pour moi, ca serait être prétentieux. Mes prunelles s’attardent sur ses courbes pleines moulées parfaitement dans une robe sobre, ses cheveux noirs frôlant sa poitrine généreuse. Je croise un instant son regard alors que je penche légèrement mon buste dans un bonjour polie comme les grands monarques d’un autre temps.

    Mes yeux sont totalement absorbés par son corps volupté trôné d’un joli minois. Ce qui me frappe véritablement c’est que je n’avais pas du tout connaissance d’une telle créature aussi charmante dans mes innombrables connaissances. D’où venait-elle ? J’observe attentivement chaque un de ses gestes d’un visage figé.

    Une musique coupe soudainement le silence si précieux, je m’attarde à écouté quelque bride de la chanson langoureuse détachant mon attention de la ravissante créature. Je ferme un instant mes yeux mais la source de l’aura se dirige finalement vers moi. Je croise le regard satisfait de l’originelle, m’attardant un peu plus sur sa silhouette penchant légèrement la tête. Elle me présente sa main blanche soudainement.

    Mes iris ocre l’observe attentivement, je ne suis pas le genre d’homme à resté insensible à tant de beauté pure. Je dois soutenir que les femmes aux courbes harmonieuses me plaisent énormément. Mon visage lisse s’illumine d’un fin sourire alors que ma main s’empare délicatement de la sienne, penchant légèrement mon buste je porte le dos de sa main à mes lèvres rajoutant d’une voix basse mais nette.

    – Madame.

    Je me redresse savourant la vue d’un décolleté remplis généreusement avant de me laissé envouté par des yeux luisants de malice. Une beauté qui allie fragilité et force que vous n’avez envie d’en faire qu’une chose, c’est d’y caressé chaque courbe et y découvrir tout les mystères.
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Svetlana.

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MessageSujet: Re: Wonderland. | Libre.   Dim 18 Déc - 18:06

    Ses doigts ne tremblaient pas, elle était usée à ce genre de galanterie. Les yeux de Svetlana étaient comme vissés au visage de son inconnu, qu'elle dévisageait toujours de son regard calculateur mais intéressé, les coins de sa bouche encore redressés en un sourire en coin couleur cerise.

    Ses cils s'abaissèrent légèrement, caressant sa joue, elle observa ses doigts fixes dans les airs. Ses ongles n'étaient pas carrés comme ils auraient dû l'être chez tout humain normal, mais presque triangulaires, poussant tel une griffe. Cacher ses atouts démoniaque était ce qu'il y'avait de plus contraignant en ce bas monde.

    Sweetheart ne conaissait absolument pas l'Originel qui lui faisait face, mais cela n'avait rien d'inhabituel. Elle fréquentait peu les hautes sphères de ses congénéres tombés eux aussi sur cette planète sale, car ils étaient souvent au moins aussi grossiers que les humains.

    Un petit cri de douleur parvint de l'étage, Svetlana eut un frisson de plaisir qui secoua légèrement ses épaules. Elle tourna la tête vers l'escalier, comme pouvant voir l'étage, et s'humecta les lèvres du bout de la langue, intimant le silence à son jouet languissant dans la chambre. Elle avait finalement trouvé quelque chose d'autrement plus intéressant.

    L'Originelle, avec une certaine vanité, avait toujours considéré les gens qui ne pouvaient apprécier sa beauté comme des rebuts, des créatures qui se laissaient emporter par la planéte et ses évolutions étranges et farfelues. Beaucoup de valeurs qu'elle avait su apprécier des années auparavant disparaissaient peu à peu, comme l'art de l'effeuillage délicat, remplacé par un tournoiement à moitié nu autour d'une barre. L'homme qui était face à elle dégageait lui aussi cette sensibilité et cette beauté d'antan. Nostalgique.

    Elle laissa sa main être saisie par une paume fraîche, suivant son mouvement léger dans les airs de ses yeux onyx, son regard se faisant encore plus intense. Son sourire se raviva doucement lorsque les lèvres caressèrent sa peau, elle eut une ondulation satisfaite des doigts.

    La voix du démon manqua d'être coupée par la musique, mais au moment où il s'exprimait se fut un morceau à l'harmonica qui vint accompagner ses paroles, adoucissant d'autant plus sa voix aux intonations parfaites. L'intérêt de l'Originelle était encore plus piqué, elle redressa la tête et entrouvrit les lèvres, laissant la chanteuse dans le gramophone placer une phrase avant de parler à son tour :

    -Mademoiselle Svetlana.

    Sa voix était voilée, féminine et pourtant presque virile, cette voix éloignée de celle de la petite fille qui appelait le regard, s'imposant automatiquement. Sweetheart attira un peu plus dans sa paume la main de son congénére, faisant doucement glisser leurs doigts, avant d'avoir un pas en arrière élégant et de le faire pénétrer dans le large salon feutré et presque rond.

    La musique prit des allures plus effrénées, une voix d'homme vint rejoindre celle de la chanteuse. Svetlana observait toujours son compagnon, leurs mains entrelacées, le défiant d'oser se détacher. Elle espérait qu'il sache danser le tango sans être trop rapide, car c'était à ses yeux la plus belle des danses.

    -Quel est votre nom ? Vous portez ces yeux si particuliers que j'ai déjà vu sur un autre visage il y'a de cela longtemps, et loin de ce monde...
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MessageSujet: Re: Wonderland. | Libre.   Lun 19 Déc - 20:53

    Sa main est légère entre mes doigts montrant toute la délicatesse d’une femme usée par la galanterie. Elle a ce sourire des femmes distinguées qui aime savoir que les hommes sont sensibles à leurs charmes. Cette malice des femmes qui se complaisent dans leur luxe et leur beauté, authentique. Un léger sourire détend mon visage me tenant droit, sans rabaissé madame mais qui montre la force de mon caractère. Je n’ai pas non plus connus spécialement les hautes sphères en ce bas monde, mon petit séjours sous terre m’avait volé tout de même plusieurs années de mon existence d’Originel. Mais pour le peu que j’ai pu voir le monde c’est dégradé, pourrissant bel et bien de l’intérieur comme une pomme croqué par un vers.

    Mes prunelles sanguines se lève en direction de l’étage entendant un cri étouffé. Je plisse les yeux réfléchissant un instant. Mais après tout n’est-elle pas une Originelle ? La torture ou bien la barbarie ne m’avaient jamais posé de problème de conscience. C’est une chose naturelle, nous sommes supérieurs aux humains et nous avons tous les droits sur eux. Mais elle avait l’air bien plus intéressé à moi, je me sens assez flatté de retenir son attention.

    Je dois avouer que moi-même j’aime être vue, être regardé … Nous avons cette singularité d’être assez vaniteux et narcissique. J’ai totalement conscience de mon pouvoir de séduction, et en contre partie face à une telle femme, d’une beauté authentique et non pas comme c’est anorexique sur les pages de magazine. Je ne peux rester indifférent. Avoir envie d’y caressé ses hanches ou ses épaules ivoire et s’abandonné sous ses lèvres pleines et sensuel … Est tout à fait naturel. Tout homme voudrait se perdre au bras de cette créature.

    Sa peau était ivoire est douce entre mes doigts. Son intérêt avait l’air piqué au vif, c’était plaisant de savoir que vous plaisez à quelqu’un. Elle reprit en insistant sur le « mademoiselle », je savais qu’elle allait le relevé. Je la fixe d’un regard flamboyant avant de levé un sourcil.

    - Je pensais qu’une belle créature comme vous serait déjà prise, pardonné ma maladresse mademoiselle Svetlana.

    Un fin sourire étire mes lèvres alors que je sens ma main glissé un peu plus dans sa paume. Je l’observe attentivement avant que mes prunelles s’attardent sur ses doigts fins qui s’emparent des miens. Ses talons claques contre le vieux parquet, je me laisse mener à l’intérieur du large salon à la tapisserie un peu terne. Je soutiens son regard facilement lui rappelant aisément que je ne suis pas un simple homme mais bel et bien un Originel.

    Je reprends les rênes portant son bras en l’air comprenant aisément d’après la musique que sa préférence tombe vers le Tango. Cela tombe bien j’ai lu plusieurs livre sur ce sujet. Je glisse ma main sur sa hanche assez autoritaire. Avant de porté mon attention à sa question.

    - Vous pouvez m’appelé Ewen. Ils ne le sont pas tant que cela surement sur celui d’un de ma « famille » car malheureusement je n’ai pas connaissance d’avoir croisé dans mon existence pareil beauté …

    J’attire un peu plus son bras vers moi effleurant du bout du nez sa peau ivoire où ses veines sombres s’entremêlent. Avant de la faire tourné sur elle-même la récupérant dans mes bras avec un sourire au coin de mes lèvres.
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MessageSujet: Re: Wonderland. | Libre.   Sam 24 Déc - 16:20

    La musique prit des accents plus rapides et virevoltants, Svetlana humecta ses lèvres du bout de la langue. Jetant un regard au dessus de L'Originel, elle fixa un haute fenêtre un peu empoussiérée qui parvenait quand même à illustrer un morceau du jardin touffu et hérissé d'épines. Cet endroit était hors de l'espace, hors du temps, une petite boîte à musique rétro cachée aux yeux des crétins.

    Sans même qu'elle ne l'ai anticipé, ses jambes se mirent en mouvement en même temps que celles de son partenaire, grâcieusement, sentant la main qui s'était glissée assez autoritairement sur sa hanche ronde. Elle reporta ses yeux opium sur ceux d'Ewen comme il s'était dénommé, le fixant d'un oeil de vautour loin d'être innocent, une prunelle qui avait vu plus de morts qu'elle ne pouvait en imprimer sur sa rétine.

    -Vous me flattez, rétorqua t'elle, d'une voix qui s'élevait à peine plus haut qu'un susurrement.

    Elle tournoya comme une ballerinne, le monde devenant provisoirement flou autour d'elle, ses cheveux doux battant ses épaules frêles. Ses talons claquèrent presque militairement sur le vieux parquet lorsqu'elle se rétablit, ses doigts caressant inconsciemment ceux de son partenaire. Sa main se resserra brièvement, comme une étreinte, sur l'épaule de l'Akuma, avant qu'elle ne continue la danse, détachée de ses mouvements. Son aura semblait elle aussi danser et virevolter autour d'elle, en volutes encre qui s'entremêlaient avec celles d'Ewen, tel des serpents vaporeux. L'une des bretelles fine de la robe de l'Originelle tomba sur le côté, quittant son épaule nue, se resserrant autour de son bras comme un lacet. Svetlana lui jeta un regard peu concerné, ne trouvant aucune de ses mains à libérer pour remettre en place la robe.

    La danse prit fin en un dernier tournoiement enivrant, où la brune prit le temps d'inspirer le parfum qui se détachait du corps de l'Akuma, suave et irrésistible. Un frisson à peine remarqué remonta sa colonne vertébrale, elle resta une seconde immobile, les oreilles sifflantes encore de la chanson qui venait de se finir. Elle eut un pas en arrière, détacha ses doigts de la main de son compagnon, lâchant par la même occasion son épaule. Mordillant doucement sa lèvre inférieure, elle se dirigea vers un meuble, en sortant une bouteille un peu poussiéreuse qui contenait un liquide vermeil et deux verres à pied en cristal.

    Elle s'assit dans un moelleux canapé empire, posant les deux verres sur une table basse devant elle, ses cheveux posés sur l'une de ses épaules. Elle ouvrit la bouteille en verre d'un habile coup du pouce, versant avec un certain art, ses cils brossant sa joue, penchée en avant, révélant une partie de son décolleté inconsciemment. Les yeux toujours posés sur la boisson d'un rouge intense, elle tapota la place à côté d'elle, invitation encore une fois silencieuse.
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MessageSujet: Re: Wonderland. | Libre.   Lun 26 Déc - 16:39

    Nos yeux se fixent cherchant tout d’eux une quelconque chose dans les prunelles de l'autre, comme pour percé un secret terrer au plus profond de nos entrailles. Son regard opium se détache merveilleusement bien de sa peau de craie et de son visage au trait fin, un regard de prédatrice avisée qui connaissait l’art de faire tourné la tête des hommes. Je ne puis dire exactement ce que mon regard reflète peut-être toute ma sombre existence jusqu’à nos jours. Je ne pus retenir un souffle passé mes lèvres se rapprochant d’un singulier rire tout en pensant que toute ses flatteries sont au niveau de la beauté de Mademoiselle, belle et redoutable. Les femmes pleins de caractère comme je les aime. Je dois avouer que j’ai aussi un faible pour les beaux hommes mais nous les démons, ceux qui ne ce sont pas fait empoisonné par le monde humain nous ne faisons pas de distinction. Je peux très bien citer mon petit protéger, Luka, bien qu’il soit un peu effacé sont charme me plait énormément. Mais notre relation est bien autrement.

    Son parfum me parvient délicat avec une pointe de caractère, un parfum fort tout en finesse. J’aurais voulus y plongé mon nez dans ses cheveux et m’y perdre entre ces derniers et son épaules mais je refoule mon désir la récupérant entre mes bras. Je sens ses doigts fins se serré légèrement sur mon épaule avant d’entamer une danse langoureuse. Mes yeux ne se détachaient pas un instant de son visage ou bien de sa silhouette. Nos auras s’étreignant étroitement, se cherchant tout en se fuyant. Cela faisait longtemps que je n’avais plus dansé, la dernière fois à du être avec mon Amant disparus à présent. Nous avions l’habitude d’organisé des bals où nous dansions toute la soirée, les yeux dans les yeux.

    La chanson battait son plein, lorsque dans un dernier tournoiement je la fais basculer en arrière. Mes bras fort la retenant, alors qu’une de mes paumes avait saisie le pli délicat de son genou pour éviter qu’elle ne glisse révélant une jambe galbé avec des cuisses qui ferait rougir le plus saint des Saints. Je me délecte une nouvelle fois de la vue de sa gorge délicate échangeant un long regard. Je la relève finalement mes doigts glissant à nouveau sur sa hanche, avant que je dépose un baiser sur le dos de son autre main avant qu’elle m’échappe lentement se dirigeant vers un meuble.

    Je replace mes cheveux passant lentement ma main dedans, les tirants en arrière pour dégager mon visage et mon cou. Le bruit de ses talons m’indiquant qu’elle se déplaçait à nouveau, tout en remontant les manches de ma chemise l’observant attentivement de mes iris ocre. Avant que j’observe le liquide vermeil brillé dans des verres de cristal fin. Je réponds à sa nouvelle invitation silencieuse m’asseyant à ses côtés. Je la précède lui tendant lentement son verre avant de prendre le mien faisant y tournée le liquide à l’intérieure pour y sentir l’odeur qui s’en dégage.

    - Cela fait longtemps que vous êtes dans le monde des humains ?

    Je porte la coupe à mes lèvres laissant le liquide humidifier mes lèvres avant de le gouter du bout de la langue, un vin merveilleux. Je remarque soudainement sa bretelle tombé sur le côté dévoilant une épaule fine. Mes doigts se posent contre la peau blanche avant qu’ils remontent le long de son bras, attrapant la bretelle au passage et la faisant glisser sur son épaule. Même si une petite voix à l’intérieur de moi n’avait qu’une envie c’était de la retirée totalement avec sa robe mais soyons sage. Cette pensée me fit sourire, comment dire à des Originels d’être sage ? Nous ne connaissons aucune limite …
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